Alain PERINETTI

12 août 1986 - SAINT RAPHAEL (83)

Perinetti

Age : 41ans

Service et grade : Police municipale de Saint-Raphaël, gardien


Parcours professionnel : Pas d'éléments sur ce sujet - me contacter


Circonstances : Vers 10h45, quatre malfaiteurs lourdement armés montés sur deux motos se stationnent face à une banque de Saint-Raphaël.

Casqués, gantés et porteurs de lunettes de soleil, deux d'entre eux font irruption dans la banque, et réclament l'accès au coffre fort  tandis que les deux autres se postent près de l'entrée pour guetter les environs.

Dans la banque, les malfrats démontrent clairement qu'ils ne maitrisent pas la situation. Tout bascule lorsqu'un client, Marius Darmesin, 50 ans, tente de s'enfuir par tous les moyens; les braqueurs l'abattent à bout portant.

Un riverain alerte aussitôt les policiers municipaux dont le poste se situe à une vingtaine de mètres de la banque. Ces derniers interviennent rapidemment avec pour seuls moyens de défense une bombe lacrymogène et un fusil ne tirant que des balles en caoutchouc. 


Alors qu'ils sont sur le point de quitter la banque sans butin, les malfrats ouvrent le feu en direction des policiers. L'individu faisant le guet devant la porte tire à quatre reprises en direction d'Alain Perinetti. Ce dernier est atteint mortellement à la tête alors qu'il n'est même pas armé. Son équipier réplique par des tirs mais les balles en caoutchouc rebondissent sur le casque du meurtrier. Les malfrats prennent la fuite en laissant de nombreux indices derrière eux.

Alain était marié et père de deux enfants. 


Contexte : En 1986, les polices municipales ont des prérogatives limitées. Néanmoins, elles sont confrontées à tous types de délinquance et cet évènement démontre que les malfrats se moquent de savoir si les policiers face à eux sont armés ou non et à quel corps ils appartiennent.


Hommage : Elevé au grade de Brigadier à titre posthume, Alain est inhumé en Corse dans la propriété de son père à Favalello-di-Bozio.


Enquête judiciaire : L'enquête menée par la police judiciaire de Toulon (Var) aboutit à quatre identités, dont trois sont d'anciens codétenus de la maison d'arrêt de Nîmes (30).

28 Mars 1990 - La cour d'assises du Var, à Draguignan, condamne à des peines de 10 à 12 ans Jean-Michel Ega, 32 ans, René Guillaume, 30 ans, Alain Bodard, 28 ans, qui a reconnu avoir fourni la logistique. Accusé par Bodard, l'auteur présumé des coups de feu mortels, Manuel Zapater y Sanchez, un espagnol de 30 ans, est toujours en fuite. (suite inconnue le concernant).


Journal télévisé du 12 août 1986 

(Antenne 2 - source INA)
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